La Voix du Nord 06-08-2001
Enseignement
Avec l'association ESSOR et le Togo
pour chanter l'Afrique

Maxime Parra, lycéen en première SMS, a eu l'idée de concrétiser sa participation au travail de l'association en écrivant des chansons et en faisant un CD qu'ilintitule «Voyager ».
Le lycée Baudimont a entrepris de mettre en place un partenariat avec une école de Lomé, capitale du Togo : l'institution privée laïque ESSOR. L'un des thèmes principaux de ce partenariat est de créer les conditions pour développer un échange entre cette école - plus de mille élèves - et celles du lycée Baudimont, ainsi que d'autres classes de différentes écoles de la région. « // faut mettre d'abord des jeunes en relation pour partager et vivre de leurs différences. Cette rencontre avec des cultures différentes peut être un point de départ pour une réflexion sur le développement entre pays pauvres et riches et une meilleure façon de vivre ensemble, pour les prochaines générations. » L'engagement pour l'Afrique peut prendre bien des formes. Un élève de première SMS, Maxime Parra, a eu l'idée de concrétiser sa participation au travail de l'association en écrivant des chansons et en faisant un CD qu'il intitule Voyager. Le Togo, un peu plus de 4 millions d'habitants, connaît des difficultés économiques importantes depuis 1975, avec l'effondrement des cours mondiaux des matières premières. Avec les années, le chômage des jeunes s'est installé : créateur de nombreux emplois, l'État limite le recrutement dans la fonction publique, surtout le secteur privé est très limité. L'invitation de Maxime Parra est une supplique pour que l'on vienne en aide à ce peuple : « Aidez-nous à sauver ces pays qui vivent dans la misère, la souffrance et la haine. On ne peut plus laisser les gens dans le malheur, la souffrance et la peur. C'est trop dur. » Ces quelques vers reviennent comme un leitmotiv dans sa chanson Dans les pays d'Afrique et expriment bien l'inquiétude et le désarroi, la sensibilité d'une certaine jeunesse face à un des problèmes majeurs de notre temps : la pauvreté de nombreux pays d'Afrique qui ne sera pas vaincue seulement par la croissance, mais par des politiques volontaristes de réduction des inégalités et l'insuffisant accès aux médicaments des pays en développement.