Articles de presse

Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 19:20

Solidarité avec l'association ESSOR
Cinq ans déjà au Togo

Le Togo vit des heures éprouvantes. Les bénévoles pen­sent aux enfants.
L'assemblée générale de l'association ESSOR a eu lieu ce samedi 26 fé­vrier.
Elle s'est déroulée avec, comme toile de fond, les événements par­ticuliers que
vit en ce mo­ment le Togo...
La mort du président, les manifestations et les pressions internationales pour
le respect de la Constitution dans la pers­pective de l'élection du prochain
président ont beaucoup agité le pays et les efforts fournis par les bénévoles ne
doivent pas se faire attendre.




Sept écoles, deux villages
Après le bilan des activi­tés pour l'année 2004, la mise en place de
partena­riats avec des écoles et vil­lages togolais toujours plus nombreux -
l'associa­tion se trouve en relation avec sept écoles et deux villages-, l'ensemble des membres a confirmé son adhésion à la poursuite des travaux pour l'année 2005, d'autant plus qu'il faut plus que jamais être présent auprès des per­sonnes, surtout quand il y a des difficultés.

Après le bilan des activi­tés pour l'année 2004, la mise en place de partena­riats avec des écoles et vil­lages togolais toujours plus nombreux - l'associa­tion se trouve en relation avec sept écoles et deux villages-, l'ensemble des membres a confirmé son adhésion à la poursuite des travaux pour l'année 2005, d'autant plus qu'il faut plus que jamais être présent auprès des per­sonnes, surtout quand il y a des difficultés.


Construire des salles de classe
L'association va vers ses cinq ans, déjà ! Les travaux sont nombreux et divers,
orientés vers l'édu­cation et la santé. Cela passe par la construction de blocs
sanitaires, l'en­voi de médicaments, de matériels informatiques, de livres
scolaires et de bi­bliothèque, de construc­tion de salles de classe comme celle
de tables et bancs pour des classes...

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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 19:06

Plein Essor
pour le Togo

Les conditions d'enseignement sont précaires dans les écoles togolaises aux salles de classes délabrées

• Depuis maintenant quatre ans, l'association artésienne ESSOR (du nom d'une école particulièrement démunie à Lomé), met en place des parte­nariats scolaires entre des éco­les françaises et togolaises. Par ces projets, elle participe au développement d'un certain nombre d'établissements sco­laires en relation avec leur quartier et ses habitants mais souhaite aussi, par des échan­ges, un enrichissement mutuel et un partage des cultures.

Ainsi, à ce jour, ESSOR est en partenariat avec sept écoles de la capitale Lomé et deux villa­ges. Les projets sont nom­breux : création d'infirmeries, apport de matériels pédagogi­ques, scolaires et informati­ques, construction et aménage­ment de salles de classe, créa­tion de centres de loisirs, etc.

Pour financer ces nombreuses initiatives, il faut tout autant d'activités, d'idées, de volonté et de participation de tous au cours de l'année.

Des partenaires du monde professionnel ont ainsi été trouvés par l'association : la so­ciété lensoise Lezier assure le transport de matériel pédago­gique d'Arras au transitaire de Paris, à destination du port de Lomé ; le garage St Christo­phe à Hesdin a fait don d'un véhicule pour permettre à ES­SOR de récupérer du papier auprès de particuliers, de so­ciétés, d'entreprises, d'adminis­trations, qui est revendu pour être transformé et assure un revenu régulier à l'association pour financer ses activités.

Le monde scolaire n'est pas en reste. Ainsi, des élèves du ly­cée Baudimont-St Charles à Arras ont apporté leur contri­bution en montant le specta­cle « Revue noire » faisant re­vivre les chansons des noirs d'Amérique, des Antilles, de la Jamaïque et de l'Afrique ; deux représentations ont rem­porté un vif succès et permis des bénéfices qui sont allés à l'achat et l'envoi de matériel éducatif et ludique pour un nouveau centre de loisirs qui s'ouvre cet été dans un quartier de Lomé et encadré par des lycéens de classe termi­nale SMS.

L'association auchelloise Soli­darité Solidarnosc et le lycée agricole Sainte Marie d'Aire-sur-la-Lys se sont associée dans un projet de création d'une école agricole en Afri­que. Des envois en nombre de matériel informatique et de médicaments pour les écoles ont été assurés.

En février dernier, un groupe de jeunes s'est rendu au Togo pour la pose de la première pierre des latrines publiques dans le village de Ganavé, la première réception des bancs et tables pour l'école publique primaire tandis qu'un étudiant en Maîtrise de l'Université d'Artois travaillait avec les res­ponsables du village d'Agripakopé pour mettre en place un plan de développement lo­cal.

Cet été, l'envoi de livres scolai­res et matériels pédagogiques dans plusieurs écoles de Lomé se poursuit ; l'hiver prochain, des jeunes artésiens séjourne­ront une quinzaine de jours en­core au Togo pour y mettre en place un projet « cirque » avec une troupe féminine togolaise de marionnettes ; des modules seront ainsi développés dans quatre écoles de Lomé. ÏÏ va de soi qu'un aussi vaste et diversifié mouvement de soli­darité ne peut se développer et réussir dans ses missions sans les multiples liens que l'as­sociation développe avec les milieux professionnels, institu­tionnels, scolaires, etc. Toutes les idées sont étudiées, d'où qu' elles viennent, toutes les initia­tives sont retenues et bienve­nues.

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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 18:55

Devenir partenaire
d'une école africaine

Depuis plus de trois ans, le lycée Baudimont-St Charles à Arras participe activement au développement d'une école dans la capitale du Togo : L'Essor à Lomé. Jean-Marie Dhainaut, Conseiller Principal d'Education, récolte et envoie le matériel le plus divers : livres, outils informatiques, matériel sportif, etc..., tout support pédagogique qui peut permettre le développement de cet établissement africain qui en a bien besoin : plus d'un millier d'élèves... et jusqu'à 70 par classe !

L'état du pays explique cela : plus de quatre millions d'habitants avec des difficultés économiques importantes. Le budget d'un ménage moyen y est de 211F ; sur les 200000 bébés qui viennent au monde chaque année, 92 sur mille meurent avant un an et 153 sur mille avant cinq ans ; les salaires sont bloqués et le chômage en croissance. Les enfants sont naturellement les premières victimes dans un tel contexte : 52 % seulement sont scolarisés et les effectifs continuent à chuter. Or le recrutement d'enseignants dans la fonction publique est bloqué par les exigences des programmes d'ajustement structurel et le frein imposé par les grands bailleurs de fonds : Banque Mondiale et Fonds Monétaire International. Quant aux parents, le chômage généralisé les fait douter de l'intérêt de l'enseignement et de l'utilité de faire des sacrifices si l'obtention d'un diplôme ne mène à rien...

Alors les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur 1 000 enfants qui entrent en CP, seuls 63 parviendront sans redoubler en CM2 et 23 seulement entreront en classe de sixième ! Sur les 100 000 élèves qui se préparent au BEPC, les filles ne représentent que 25 % dans la capitale (et encore, c'est pire dans les campagnes !). Le taux d'alphabétisation est encore et seulement de 50%.

Pour Jean-Marie Dhainaut, il faut donc réagir : question d'urgence, question de solidarité élémentaire quand on est mis au courant d'une telle situation et qu'on a peut-être les moyens de faire quelque chose à son niveau. Avec le lycée Baudimont-St Charles, il veut maintenant développer un véritable partenariat scolaire avec l'école L'Essor et réaliser un échange entre toutes ses classes et des classes de différents établissements scolaires de la région Nord-Pas-de-Calais. Et aller plus loin encore en participant au développement global de L'Essor à Lomé, en relation avec le quartier et ses habitants, et en favorisant par des échanges Europe-Afrique un enrichissement mutuel et un partage des cultures. Car le plus important pour le CPE arrageois, c'est aujourd'hui « de mettre d'abord des jeunes en relation pour partager et vivre de leurs différences. Cette rencontre avec des cultures différentes peut être un point de départ pour une réflexion sur le développement entre pays pauvres et riches et une meilleure façon de vivre ensemble, pour les prochaines générations»...

D'où cette volonté de faire correspondre les classes de cette école togolaise avec des classes de la région et trouver ensuite des possibilités de travailler ensemble sur des projets communs.

 

 

 

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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 18:46

Nos prix de civisme 2001

2001 fut une bonne année, la fédération du Pas-de-Calais a pu remettre pour la I 8ème fois des prix de civisme et de dévouement : un prix collectif pour l'association ESSOR d'Arras et un prix individuel à Nicolas Kucharczyk de Beuvry.

Cette manifestation se déroula dans une salle du Lycée Baudimont Saint-Charles en présence de M. Pascal Joly, sous-préfet, représentant M. le Préfet, des représentants de la Municipalité d'Arras, M. Delrue, adjoint, Mme Evrard et M. Arvel. M. Hazebrouck, maire de Beuvry, de professeurs et de responsables du Lycée Baudimont, M. Croquet, Président de la SMIRAC , des administrateurs de l'UF départemental.

Mr Démaretz rappela l'origine de l'institution des Prix de Civisme et de Dévouement à la collectivité, l'Union Fédérale voulant démontrer d'une façon tangible son souci de soutenir la jeunesse dans ses actions désintéressées en faveur de tous ceux et celles qui ont besoin de son aide.

M. Lepillet présenta Nicolas Kucharczyk qui depuis de nombreuses années s'intéresse à l'Histoire contemporaine. A 14 ans, il concrétisa sa passion en effectuant, chaque semaine, le tour de tous les lieux de mémoire de sa commune, pour ramasser les détritus et ordures diverses qui y traînaient. A 16 ans, il fut volontaire pour porter le drapeau de l'association des AC d'origine polonaise en mémoire de son grand-père qui en fut l'un des dirigeants. A 18 ans, il s'est engagé dans les Gardes d'Honneur du Monument de Notre-Dame de Lorette. Depuis de nombreuses années, il apporte son aide à l'association des AC pour la réalisation des différentes manifestations (cérémonies, repas...) et dans un travail d'information par informatique.

Le Président Leweurs ne pouvait que résumer le travail de l'association ESSOR née en réponse à la sollicitation d'un lycée de Lomé au Togo, tant les activités sont multiples.

Le Togo est un petit pays coincé entre le Bénin et le Ghana d'une superficie de 55.000 km-', passé sous contrôle français en 1919 et devenu indépendant en 1960, on y parle français. Le lycée de Lomé cherchait de l'aide et le lycée Baudimont a répondu à sa sollicitation. Depuis 1998, diverses actions de coopération en faveur de l'établissement africain furent effectuées :

- 1998-1999, apport de livres scolaires et de matériels informatiques

- février 2000, visite à Lomé pour installer un partenariat entre les 2 écoles

- juillet-août 2000, 3 tonnes de matériel soit 15 m3 comprenant ordinateurs, imprimantes, microscopes, 23 combinés magnétoscopes TV, 250 cassettes, 2 rétroprojecteurs, 1 projecteur de diapos, 1 téléviseur, 1 magnétoscope, des livres de lecture, des dictionnaire- 2000-2001, actions : opération I élève : 1 livre, contrat de solidarité, collecte de livres scolaires, mise en place de correspondance entre classes françaises et togolaises, création de la comédie musicale. Notre Dame de Paris pour obtenir des fonds, concours des Droits de l'Homme, ouverture d'un centre de loisirs à Lomé,...

- 2001-2002, les projets principaux sont l'installation d'une porcherie par les élèves de BTS Biochimie, une campagne de vaccination...

L'action des élèves du Lycée Baudimont est de rendre autonome le fonctionnement du Lycée de Lomé, d'aider les élèves togolais à se prendre en main, à se rendre responsables de leur vie future de citoyens conscients de leurs droits et devoirs.

 

II ne suffit pas d'apporter le matériel, il faut aussi apprendre à s'en servir. La création d'une porcherie permettra l'apport de fonds disponibles pour des actions sur place et aussi pour Financer le voyage de un ou plusieurs maîtres ou professeurs qui viendront à Arras effectuer des stages de formation.

Ce jumelage entre les Lycées Baudimont et de Lomé fait également connaître une culture africaine pour que lors de rencontres, tes personnes s'engagent dans la différence avec fraternité et solidarité.

Conscients de l'apport de la Déclaration des Droits de l'Homme pour le développement de la citoyenneté chez les Peuples qui connaissent l'indépendance depuis la fin du 20e siècle, les élèves de Baudimont, membres d'Essor, participent aussi chaque année, au concours des Droits de l'Homme.

Le Président Leweurs conclut ses propos en souhaitant courage et continuité aux membres d'Essor et à son manager, M. Dhainaut.

Des chèques furent remis aux lauréats au nom de l'Union Fédérale et de la Smirac. Après les remerciements des lauréats et quelques mots de M. le Sous-préfet, le verre de 1’amitié fut partagé.

 

 

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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 18:35

Quand Triartois Services joue les père Noël...

Un fourgon pour l'association Essor

 

 

 

L'association Essor, sise au lycée Baudimont - Saint-Charles, réalise de nombreux projets pour des établissements scolaires de la ville de Lomé, au Togo. A la base de cette action, il y a les liens privilégiés tissés entre le lycée arrageois et l'école togolaise privée et laïque Essor. Cette dernière a été dotée d'un centre informatique et d'une infirmerie accessible aux habitants du quartier. Puis la coopération s'est élargie avec l'envoi de plus de 20000 livres pour constituer la base d'un centre de documentation pour les établissements scolaires de la ville de Lomé.

Mais pour financer toutes ces réalisations, il faut de l'argent. L'association, présidée par Jean-Marie Dhainaut, a donc eu l'idée de récupérer les vieux papiers sur le territoire de la communauté urbaine d'Arras. Elle a reçu le soutien de Triartois Services, l'organisme qui s'occupe de la récupération et du tri des déchets recyclables de la communauté urbaine, et de son président. Philippe Rapeneau. Triartois Services a fait don à Essor d'un fourgon d'occasion qui se révélera précieux pour la collecte des vieux papiers. Une mission d'intérêt public puisque, si une tonne de papier recyclé rapporte de l'argent, la même tonne de papier, mise en décharge coûte à la collectivité la' somme de 75 € (500 F).

 

 

 

 

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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 18:27

Départ d'Essor pour le Togo
Les pères Noël blancs

Grâce à l'association Essor, ce petit garçon peut désor­mais aller à l'école.


Sa mère le voyait prê­tre. A l'époque, l'habit noir représentait la réussite sociale. Lui, gamin, rêvait d'un billet d'avion pour l'Afrique. Une cin­quantaine d'années plus tard, CPE au lycée Baudi-mont, Jean-Pierre Dhai-naut joue les pères Noël blancs, laïcs, dans les rues de Lomé au Togo.

 

 

« En février 2002, nous sommes part/s là-bas. Nous avions amené des crayons gris. Il a failli y avoir une émeute entre les gamins, il n'y en avait pas assez ». Des petits gestes qui finissent par re­présenter beaucoup, Jean-Pierre Dhainaut est conscient que le pro­blème de la pauvreté au Togo ne se résoudra pas en claquant des doigts, mais il continue à combat­tre avec son association Essor, du nom de l'école filleule togolaise.

 

 

Cette année, il avait be­soin de 23 000 € pour fi­nancer un laboratoire d’analyse, l'informatisation du centre de docu­mentation et une classe de sciences expérimentales. Le conseil général lui a versé 4 600 €.

 

 

Pour le reste : « Nous faisons les bennes avec les bénévoles. Nous ra­massons les vieux papiers que nous trions. » La tonne lui est achetée 30 €. Une misère. Une mine d'or au Togo où le salaire mensuel avoisine les 32 €. « Un samedi sur deux, je vends des tartes sur le marché d'Arras. Les élèves montent des comédies musicales. La dernière a fait 800 en­trées. » II part le 25 juillet pour suivre ses projets, notamment le centre de loisirs, la campagne de vaccination et l'élevage porcin. L'important pour lui ne réside pas dans les résultats de l'aide, mais dans les échanges entre les cultures « qui ne peu­vent qu'apporter tolérance et paix ». L'habit noir, par dessus du costume de Père Noël.

 

 

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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 18:19

Solidarité

Jean-Marie Dhainaut, conseiller d'éducation du lycée Baudimont, se mobilise pour les élèves d'Afrique

 

Coup de pouce pour l'école du Togo

Un établissement de mille élèves, bâti sur les restes architecturaux de l'empire colonial, qui rassemble en son sein les tout petits de maternelle jusqu'aux futurs bacheliers... Ils sont entre 90 et 120 par classe. Pour tout matériel, un tableau, de la craie et la passion d'un enseignant. Le directeur de l'école est un ancien préfet de région, jadis député, qui a décidé de quitter la politique pour l'école. La formation des enfants de son pays : une autre forme de service rendu à la nation. Voilà, en quelque lignes, brossée la réalité d'une école de Lomé, capitale du Togo, avec laquelle Jean-Marie Dhainaut, conseiller d'éducation du lycée Baudimont, est en relation depuis trois ans.

 

« Aider des écoles en difficultés, avec le matériel et fournitures qui ne nous sont plus d'aucune utilité », voilà le credo de cet Arrageois qui se lança dans I aventure, alors que rien ne l'y prédestinait. Depuis, des tonnes de matériel ont été expédiées par bateau : « aux frais des destinataires, qui ont tenu à prendre en charge ce coût », précise-t-il, soulignant que : « S'ils ne sont pas riches, les Togolais sont extraordinairement dignes...» Mais, après tant de contacts, exclusivement épistolaires, M. Dhainaut souhaitait se rendre sur le terrain. Ce qu'il a fait durant ses congés de février. L'occasion de visualiser les besoins (et si l'imprimante ne fonctionne pas, c'est tout simplement qu'elle a été livrée sans cordon péritel et puis... le papier est une denrée rare !). L'opportunité, aussi, de nouer des contacts. Car la deuxième étape de ce partenariat, M. Dhainaut la souhaiterait culturelle. Le conseiller d'éducation va donc s'armer de son bâton de pèlerin et démarcher les établissements de l'Arrageois, afin de créer des passerelles de niveaux. Les amateurs peuvent lever le doigt ! « En 1985 le taux moyen de scolarisation dans le primaire flirtait avec les 52 % », explique Jean-Marie Dhainaut. Et de préci­ser ; « L'école primaire dé­bute à six ans et devrait se terminer_ an ans. De fait, même si l'âge moyen s'est progressivement abaissé, en fin de CM2, 35 % des élè­ves qui ont plus de 16 ans, de même, en fin de secon­daire, un tiers des élèves a plus de 20 ans. » « En réalité , note le conseiller d'éduca­tion, « les abandons sont fré­quents, les redoublements encore plus. Sur 1 000 en­fants qui entrent au CP, seuls 63 parviendront sans redoubler au CM2 et 23 en­treront en classe de 6e. » Au lycée, à l'issue de !a Ve, un filtrage exclut 75 % des candidats bacheliers. Bien peu iront donc jusqu'au BAC. En 1981, les femmes de plus de 12 ans étaient encore 77 % à ne pas savoir lire (mais toutes savent compter !).

 

« A Baudimont, nous allons développer des actions, afin d'alimenter la bibliothèque et le CDI. Une certitude : les dons - livres scolaires ou de culture générale - sont effectivement arrivés à destination et la dizaine d'ordinateurs fait merveille. » A quand l'internet, pour correspondre avec ces enfants du bout du monde ?

 

 

Christine CODRON

 


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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /2006 17:18

L'association Essor et les élèves de BTS biochimie de Baudimont luttent contre les inégalités 

 

Pour la construction d'un élevage porcin au Togo

Depuis plus de trois ans, le lycée Baudimont à Arras participe activement au développement d'une école dans la capitale du Togo : l'institution privée laïque Essor, à Lomé. Une association nommée Essor, du même nom que l'école du Togo, a été créée pour avoir les supports juridiques nécessaires au bon développement des activités entreprises par l'équipe de responsables. Le premier but de l'association est de développer un partenariat entre les deux établissements et de participer au développement global de l'école Essor en relation avec le quartier et ses habitants.

 

Les activités sont nombreuses. En ce moment, l'association mène une campagne de vaccination. Ces vaccinations éviteront ces maladies trop souvent mortelles que sont la diphtérie, la rougeole, le tétanos, la tuberculose, la poliomyélite et la coqueluche. Et tandis que les séismes et les inondations font la Une des journaux, les maladies infectieuses se propagent en silence. Pourtant, d'après un rapport de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, paru en juin 2000, « Le nombre de morts causées par les maladies infectieuses (comme le sida, le paludisme, les maladies respiratoires et la diarrhée) est 160 fois plus élevé que le nombre de décès consécutifs aux catastrophes naturelles survenues l'an dernier »

 

Et la situation ne fait qu'empirer. C'est dans l'esprit de donner aux divers responsables de l'école à Lomé de devenir acteurs de leur développement que les élèves de BTS biochimie de première et deuxième année mènent le projet de la construction d'un élevage porcin. Les bénéfices dégagés par une telle activité permettront à l'école de posséder dès ressources financières pour les investir dans l'achat du matériel, l'entretien de ce matériel : la plupart du temps, faute d'un minimum budget de fonctionnement, aucune activité ne peut se mettre en place et se développer. En créant des activités comme celle de provoquer la réunion des élèves de BTS biochimie des dernières promotions pour une soirée de détente, les élèves de BTS vont créer les conditions matérielles pour que ce projet de construction devienne une réalité.

 

 

 Engagés dans un tel projet, la promotion de cette année prendra le nom de cette école au Togo pour bien signifier la relation affective et de travail qui unit désormais les élèves de BTS biochimie et les élèves de cette institution de Lomé.

 

 

Pour ces élèves et les responsables de l'association, « l'homme doit rester prioritaire dans nos sociétés. Il est urgent de relever le défi de l'exclusion, du mépris et de la désespérance d'une large part des femmes et des hommes de notre temps. Nous avons tous, avec nos différences et nos complémentarités, une place dans la construction de ce monde. »

 

 

 

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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /2006 16:29

Enseignement

Avec l'association ESSOR et le Togo

« Voyager »
p
our chanter l'Afrique 

  Maxime Parra, lycéen en première SMS, a eu l'idée de concrétiser sa participation au travail de l'association en écrivant des chansons et en faisant un CD qu'ilintitule «Voyager ».

Le lycée Baudimont a en­trepris de mettre en place un partenariat avec une école de Lomé, capitale du Togo : l'institution privée laï­que ESSOR. L'un des thè­mes principaux de ce parte­nariat est de créer les condi­tions pour développer un échange entre cette école - plus de mille élèves - et cel­les du lycée Baudimont, ainsi que d'autres classes de différentes écoles de la région. « // faut mettre d'abord des jeunes en rela­tion pour partager et vivre de leurs différences. Cette rencontre avec des cultures différentes peut être un point de départ pour une ré­flexion sur le développe­ment entre pays pauvres et riches et une meilleure fa­çon de vivre ensemble, pour les prochaines généra­tions. »

Parmi les buts poursuivis dans le développement de ce partenariat est inscrite la préoccupation de permettre à cette école togolaise de fonctionner le mieux possi­ble : chaque année, par | exemple, du matériel est en-| voyé pour développer le support pédagogique de cette école : livres scolaires et de culture générale, outils informatiques, maté­riels de sport, sans compter les divers projets tels que la création d'un cendre de do­cumentation, d'un labora­toire d'analyses médicales. Une association!*), ESSOR, qui porte le même nom que l'école de Lomé est née en décembre 2000, pour don­ner toutes les assises à ce travail de partenariat.

L'engagement pour l'Afri­que peut prendre bien des formes. Un élève de pre­mière SMS, Maxime Parra, a eu l'idée de concrétiser sa participation au travail de l'association en écrivant des chansons et en faisant un CD qu'il intitule Voyager.

Le Togo, un peu plus de 4 millions d'habitants, connaît des difficultés économiques importantes depuis 1975, avec l'effondrement des cours mondiaux des matiè­res premières. Avec les an­nées, le chômage des jeu­nes s'est installé : créateur de nombreux emplois, l'État limite le recrutement dans la fonction publique, surtout le secteur privé est très li­mité.

L'invitation de Maxime Parra est une supplique pour que l'on vienne en aide à ce peuple : « Aidez-nous à sauver ces pays qui vivent dans la misère, la souffrance et la haine. On ne peut plus laisser les gens dans le malheur, la souffrance et la peur. C'est trop dur. » Ces quelques vers reviennent comme un leitmotiv dans sa chanson Dans les pays d'Afrique et expriment bien l'inquiétude et le désarroi, la sensibilité d'une certaine jeunesse face à un des problèmes ma­jeurs de notre temps : la pauvreté de nombreux pays d'Afrique qui ne sera pas vaincue seulement par la croissance, mais par des po­litiques volontaristes de ré­duction des inégalités et l'in­suffisant accès aux médica­ments des pays en dévelop­pement.

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /2006 16:23

A Arras, l'association Essor vient en aide à un institut togolais en manque de matériel

Le lycée Baudimont en terre africaine

Tout a débuté par une lettre. Jean-Marie Dhainaut, conseiller principal d'éducation au lycée Saint-Charles Baudimont, est sollicité par un institut privée de Lomé (la capitale du Togo) : l'Essor. L'établissement africain accueille plus de 1 200 élèves, de la maternelle à la terminale, et manque cruellement de livres et d'ouvrages scolaires. Au lycée Saint-Charles, une collecte s'organise et les premiers colis sont envoyés. Dès 1999, Jean-Marie Dhainaut se rend sur place et noue de nombreux contacts. De retour à Arras, il continue à collecter des livres, décidé à en faire plus. Il y parvient et obtient des microscopes, des combinés magnétoscope-TV, des cassettes, des rétroprojecteurs... Un an après, il retourne à Lomé et décide avec des professeurs de là-bas de créer une véritable structure. L'association est née. Elle doit vivre.

 

Reprenant le nom de l'établissement togolais, l'association a pour but de développer un partenariat scolaire entre les deux établissements, de participer au développement global 'de l'institution en relation avec le quartier et ses habitants, de favoriser un enrichissement mutuel et un partage des cultures.

A Lomé, une bibliothèque voit le jour. Les classes commencent une véritable correspondance. Et, le plus important, un contrat de solidarité est proposé aux classes françaises : à hauteur de 10 F (1,52 ) par élève, il rapportera plus de 10 000 F (1526,71 ), qui serviront à acheminer du matériel.

Pour la première fois, les lycéens arrageois pourront constater sur place les résultats de leurs efforts : en février, un premier voyage sera organisé.

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